« Nous sommes très satisfaits des résultats de notre collaboration avec l’Onera : le transfert de technologie et la transmission de savoir-faire s’effectuent dans de bonnes conditions. Nous bénéficions de contacts forts en termes d’échanges à tous les niveaux, notamment technique et scientifique ».
Elle utilise une sonde qui entre en contact avec le matériau dont nous voulons mesurer et analyser les propriétés. Cette technique existe depuis une vingtaine d’année avec des mesures à température ambiante. La grande originalité de la machine inventée par l’Onera, c’est qu’elle fonctionne à très haute température, jusqu’à 1000 °C dans la version commerciale que nous proposons aujourd’hui.
Notre spécificité, c’est la mécanique du contact, c'est-à-dire la science autour des méthodes mises en œuvre pour mesurer les propriétés d’un matériau à très haute température. Michalex conçoit et fabrique des instruments permettant d’accéder à ces mesures, et de visualiser les effets d’adhérence. Nous disposons d’une vingtaine d’années d’expérience dans ce domaine, et d’un portefeuille relationnel important. Ce réseau d’experts nous aide à promouvoir notre technologie dans le monde entier. Prenons un exemple : les réacteurs d’avions fonctionnent à une certaine température, consomment une certaine quantité de carburant et émettent un certain niveau de bruit. L’idée, c’est d’étendre les capacités de ces moteurs pour qu’ils fassent moins de bruit et consomment moins, de manière à prolonger leur utilisation. Une des clés de cette réussite, c’est de faire fonctionner ces moteurs à des températures beaucoup plus élevées qu’aujourd’hui. Pour cela, il est nécessaire de caractériser les matériaux à l’intérieur des réacteurs avec une machine comme la nôtre. Ainsi, nous pouvons déterminer la manière dont le matériau va réagir dans la machine, à la température souhaitée.
Ce sont essentiellement des instituts de recherche, dans le monde entier, qui cherchent à caractériser des matériaux à échelle locale à très haute température. Nous leur proposons de prendre un morceau de matière, d’examiner sa surface, et de déterminer, à très petite échelle, ses propriétés mécaniques, d’un point à un autre.
Nous aimerions passer à la vitesse supérieure. Aujourd’hui, notre délai de production est d’environ un an. Nous aimerions également multiplier le nombre de machines produites par un facteur conséquent, ce qui nous permettra d’être beaucoup plus autonomes.
Lors d’une visite à l’Onera, j’ai remarqué un prototype capable de mesurer les caractéristiques des matériaux à très haute température. J’ai soumis l’idée de fabriquer ce produit. Nous avons signé une charte de partenariat qui engage l’Onera à fournir des savoir-faire technologiques par le biais du prototype développé sur une période de dix ans. De notre côté, nous apportons nos compétences en industrialisation et commercialisation. Concrètement, je loue un local à l’Onera et la personne qui a réalisé le prototype est employée à temps partiel par Michalex. La synergie est évidente : nous bénéficions des infrastructures locales et de la disponibilité de cet expert, tandis que l’Onera a tout intérêt à ce que nous commercialisions le plus grand nombre de machines.
Il existe plusieurs chemins de développements potentiels. Par exemple, l’Onera présente une vraie compétence dans l’analyse par éléments finis. Ce pourrait être un complément attrayant pour les utilisateurs de nos machines : outre les mesures, ils pourraient obtenir une assistance pour mieux comprendre ces données et une aide à la décision. J’espère que le développement commun se poursuivra, et que l’Onera et Michalex y gagneront.